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Réduire les coûts de carburant en livraison

Où part vraiment le carburant sur vos tournées de livraison et des actions concrètes pour réduire la facture de votre flotte.

BeeRoutes · 14 oct. 2026 · 7 min de lecture

Le carburant est l'un des rares postes de coûts qu'un distributeur voit tous les jours. C'est aussi l'un des plus mal compris. La plupart des flottes ne gaspillent pas du gazole parce que les chauffeurs sont négligents. Elles le gaspillent parce que la planification fait rouler les camions plus de kilomètres, aux mauvaises heures et avec moins de marchandise que nécessaire.

Ce guide montre où part réellement le carburant sur les tournées de livraison et ce que vous pouvez changer, en commençant par des mesures qui ne demandent qu'une carte, un tableur et une discussion avec vos chauffeurs.

Où part vraiment le carburant

Avant de couper dans les coûts, il faut savoir où sont les fuites. Sur la plupart des tournées de distribution, ce sont toujours les mêmes.

Kilomètres à vide et kilomètres inutiles

Chaque kilomètre parcouru sans livrer est un coût pur : l'approche jusqu'au premier client, le retour au dépôt, les détours pour récupérer ce qui aurait dû être chargé le matin. Ces kilomètres à vide pèsent souvent plus lourd dans la journée qu'on ne l'imagine.

Mauvais ordre des arrêts et zigzags

Une tournée qui suit l'ordre d'arrivée des commandes, ou l'ordre alphabétique, se croise presque toujours elle-même. Signe typique : deux camions dans le même quartier le même jour, ou un camion qui monte au nord, descend au sud, puis remonte au nord pour un client oublié.

Attente et retours chez des clients fermés

Un chauffeur qui arrive devant un café avant l'ouverture attend moteur allumé, ou repart et revient plus tard. Dans les deux cas, il brûle du carburant. Une livraison échouée est pire : la marchandise tourne toute la journée et exige un second passage le lendemain.

Embouteillages aux heures de pointe

La circulation en accordéon est la façon la moins efficace de faire avancer un camion chargé. Une tournée courte sur la carte peut consommer plus qu'une tournée longue si elle reste bloquée en ville à 8 h ou à 17 h.

Camions à moitié vides

Faire sortir trois camions chargés à 60 % coûte généralement plus cher que deux camions bien remplis. Chaque véhicule supplémentaire ajoute ses propres kilomètres à vide vers la zone de livraison et retour.

Trajets supplémentaires pour oublis et urgences

« Tu peux déposer ça en passant ? » Les petits trajets urgents pour un carton oublié ou une commande tardive sont parmi les kilomètres les plus chers, car tout le trajet ne sert qu'un seul client.

Des solutions concrètes qui fonctionnent

1. Planifier par secteur, puis bien ordonner les arrêts

Regroupez vos clients en zones de livraison cohérentes : par quartier, le long des grands axes ou de chaque côté du fleuve. Attribuez à chaque camion une zone par jour au lieu de disperser ses arrêts sur toute la carte.

Ensuite, ordonnez les arrêts à l'intérieur de la zone. Test simple : tracez la tournée sur une carte. Si la ligne se croise, il existe presque toujours un ordre plus court.

2. Remplir les camions au poids et au volume, pas au nombre d'arrêts

Planifier le chargement et planifier la tournée, c'est le même problème. Vérifiez les deux limites pour chaque véhicule :

  • Le poids est atteint en premier avec les boissons, les matériaux de construction et autres marchandises lourdes.
  • Le volume est atteint en premier avec les articles encombrants et légers, comme les emballages ou les snacks.
  • Les enlèvements (consignes, retours, palettes) occupent aussi de la place : comptez-les dans le chargement.

Un camion vraiment plein sur une tournée compacte, c'est votre livraison la moins chère.

3. Comparer avec un camion de moins

Avant de lancer les tournées, posez-vous une question simple : peut-on livrer les mêmes commandes avec un camion de moins, en respectant les créneaux de livraison et la durée des services ? Parfois la réponse est non. Mais quand c'est oui, vous économisez les kilomètres à vide d'un véhicule entier, pas seulement quelques détours. Comparez les kilomètres et les heures totales des deux options, pas uniquement le nombre de camions.

4. Éviter les heures de pointe quand les créneaux le permettent

Tous les clients n'ont pas besoin d'être livrés à la première heure. Reprenez votre liste et repérez ceux qui peuvent recevoir en milieu de matinée ou en début d'après-midi. Sortez ces arrêts de la pointe et organisez les tournées pour que les camions quittent le centre-ville avant que le trafic ne se densifie. Partir un peu plus tôt ou un peu plus tard peut aussi éviter les pires bouchons.

5. Moins de livraisons échouées grâce aux créneaux et aux notifications

Chaque porte fermée, c'est un arrêt perdu et un second passage. Deux choses aident beaucoup :

  • Enregistrer les horaires de réception de chaque client et planifier en fonction d'eux, pas de votre propre confort.
  • Prévenir le client de votre passage. Un court message avec un créneau de livraison la veille ou le matin permet d'avoir quelqu'un sur place, ou d'apprendre à temps que c'est fermé.

6. Regrouper les petites commandes et les jours de livraison

Si un client commande de petites quantités quatre fois par semaine, demandez-lui si deux livraisons lui conviendraient aussi bien. Des jours fixes par secteur (« secteur nord le mardi et le vendredi ») remplissent mieux les camions et densifient les tournées. Un minimum de commande ou une heure limite pour la livraison du lendemain font des trajets urgents l'exception.

7. Conduite et ralenti

Les chauffeurs comptent, même si la planification compte davantage. Quelques habitudes qui font la différence :

  • Couper le moteur pendant le déchargement et l'attente.
  • Accélérer en douceur et anticiper feux et carrefours.
  • Garder des vitesses raisonnables sur route ; la consommation grimpe fortement à vitesse élevée.
  • Ne pas transporter de poids inutile qui reste dans le camion toute la semaine.

Présentez-les comme des conseils pratiques, pas comme des reproches. Les chauffeurs savent souvent très bien où la planification les oblige à gaspiller.

8. Pneus et entretien de base

Des pneus sous-gonflés augmentent la résistance au roulement ; un filtre à air encrassé, un parallélisme déréglé ou une révision en retard font grimper la consommation en silence. Prévoyez un contrôle hebdomadaire de la pression des pneus et respectez les intervalles d'entretien. Ce n'est pas passionnant, mais ça ne coûte presque rien.

Mesurer le carburant par arrêt et par kilomètre de tournée

On ne pilote pas ce qu'on ne mesure pas. Les cartes carburant et les relevés de compteur suffisent pour commencer.

  1. Consommation aux 100 km par camion. Litres achetés rapportés aux kilomètres parcourus. Un camion qui consomme soudain davantage a peut-être besoin d'entretien, ou roule sur d'autres tournées.
  2. Kilomètres par arrêt. Kilomètres totaux de la tournée divisés par le nombre de livraisons réussies. C'est le meilleur indicateur de la densité de vos tournées.
  3. Coût carburant par arrêt. Dépense carburant du jour divisée par les arrêts effectués. Exemple : 60 litres à 1,70 € pour 30 arrêts, soit 3,40 € par arrêt. (Chiffres purement illustratifs.)
  4. Taux de remplissage. À quel point le camion était-il plein au départ, en poids ou en volume ?
  5. Livraisons échouées. Comptez-les et notez la raison : fermé, personne pour réceptionner, mauvaise adresse.

Analysez ces chiffres chaque mois, par tournée ou par secteur. Quand vous changez quelque chose, comme de nouvelles zones ou d'autres jours de livraison, vous verrez si les kilomètres par arrêt baissent réellement.

Là où un logiciel aide

Tout ce qui précède peut se faire à la main. Mais ordonner chaque jour des dizaines d'arrêts avec créneaux horaires et capacité de chargement, c'est précisément là que la planification manuelle atteint ses limites. C'est pour cela que BeeRoutes existe.

Avec l'optimisation de tournées de BeeRoutes, vous planifiez la journée en un clic, en tenant compte des créneaux et des horaires de réception, de la capacité en poids et en volume des camions, des enlèvements dans le chargement, des services et des pauses, ainsi que du trafic aux heures de pointe mesuré pour votre zone. Vous pouvez définir des zones de livraison et plusieurs dépôts, et comparer des plans avec plus ou moins de camions avant de lancer les tournées, avec les kilomètres et les heures de chaque plan. Sur le benchmark standard de Solomon, l'optimiseur reste en moyenne à environ 1 % des meilleures solutions connues.

Vos clients reçoivent un créneau de livraison d'une heure par e-mail ou SMS : moins de portes fermées. Les chauffeurs suivent la tournée dans l'application avec navigation vocale intégrée, et le bureau suit l'avancement sur une carte en temps réel.

Les formules commencent à 49 € par mois pour 3 camions ; voir les tarifs. Pour voir à quoi ressemblent vos propres tournées une fois optimisées, lancez l'essai gratuit de 14 jours, sans carte bancaire.